Samedi 23 février 2008
Libre Opinion :
Une fois devenu chanoine de l’Eglise Catholique, notre Président s’est empressé, à Rome, de remercier par un sermon cette Eglise et ses fidèles ; ensuite, à Riyad, il s’est adressé aux fidèles musulmans, et leur a fait pareillement un sermon ; ensuite, à Paris, au CRIF, c’est aux fidèles israélites qu’il a fait également un sermon… Où s’arrêtera-t-il, grands dieux ? Il reste les Orthodoxes, les Témoins de Jéhovah, etc… Condescendra-t-il jusqu’à s’adresser un jour aux athées et sympathisants, auxquels certes, ces jours-ci il passe la brosse à reluire, mais après coup, une fois le mal fait ?
En effet, devant ses bévues tous azimuts, il essaie de corriger chaque fois ce qu’il a dit précédemment. Gaston Defferre a dit un jour qu’il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais… mais entre « jamais » et toujours, il y a une limite : je serais tenté de dire que ceux qui se trompent toujours approchent le « niveau limite » !
Alors, qui faut-il croire, le Sarkozy du Latran ou celui qui modifie sans cesse ce qu’il a dit ?
Pour ma part, je lui demande, dans sa comparaison entre le Curé et l’instituteur, parfaitement blessante pour les « non-croyants » (mauvais mot mais comment dire ?), --comparaison qui devient poussive tout au long de ses rectificatifs plus ou moins opportunistes-- je lui demande donc quelle place il juge bon d’attribuer dans l’échelle de ses valeurs à deux catégories de personnes, qu’il connaît peut-être : il existe, dans notre pays, des chrétiens qui enseignent dans l’Education Nationale, en toute honnêteté laïque (maintenant retraité, j’en ai été) ; d’autre part, il existe des chrétiens qui enseignent dans l’Enseignement privé catholique. Comment le chanoine-Président apprécie-t-il ces deux sortes d’instituteurs ? A quel niveau dans son échelle d’ »espérance »?
Je m’adresse maintenant aux responsables de ma hiérarchie catholique : je n’ai pas connaissance que vous ayez émis la moindre réserve sur deux points, qui sont pourtant de votre responsabilité : d’abord reconnaître la valeur, et la vie en espérance, des deux catégories d’ouailles précitées, qui vous sont confiées ; ensuite, vous défendre contre l’ambition du nouveau chanoine de monter plus haut dans la hiérarchie catholique. Car il est visible qu’au Latran notre Président-sermonneur s’est conduit comme un super-évêque. Je ne suis pas seul à m’étonner du silence épiscopal. Mais il est encore temps que vous parliez, si possible collectivement, ou au moins par la bouche de ceux d’entre vous qui, au long des années, ont déjà dit et prouvé leur attachement à l’Ecole Publique. …
Chrétiens, ne tombons pas dans le panneau ! s’il vous plaît, brisons et relions démocratiquement « les deux blocs », que Nicolas Sarkozy tente plus ou moins habilement d’opposer ; « plus jamais la guerre! », guerre dont certains médias font leurs choux-gras, sur notre dos.
Jean-Pierre Reynaud, Marseille, 20 février 2008
L’instituteur et le Curé…
Une fois devenu chanoine de l’Eglise Catholique, notre Président s’est empressé, à Rome, de remercier par un sermon cette Eglise et ses fidèles ; ensuite, à Riyad, il s’est adressé aux fidèles musulmans, et leur a fait pareillement un sermon ; ensuite, à Paris, au CRIF, c’est aux fidèles israélites qu’il a fait également un sermon… Où s’arrêtera-t-il, grands dieux ? Il reste les Orthodoxes, les Témoins de Jéhovah, etc… Condescendra-t-il jusqu’à s’adresser un jour aux athées et sympathisants, auxquels certes, ces jours-ci il passe la brosse à reluire, mais après coup, une fois le mal fait ?
En effet, devant ses bévues tous azimuts, il essaie de corriger chaque fois ce qu’il a dit précédemment. Gaston Defferre a dit un jour qu’il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais… mais entre « jamais » et toujours, il y a une limite : je serais tenté de dire que ceux qui se trompent toujours approchent le « niveau limite » !
Alors, qui faut-il croire, le Sarkozy du Latran ou celui qui modifie sans cesse ce qu’il a dit ?
Pour ma part, je lui demande, dans sa comparaison entre le Curé et l’instituteur, parfaitement blessante pour les « non-croyants » (mauvais mot mais comment dire ?), --comparaison qui devient poussive tout au long de ses rectificatifs plus ou moins opportunistes-- je lui demande donc quelle place il juge bon d’attribuer dans l’échelle de ses valeurs à deux catégories de personnes, qu’il connaît peut-être : il existe, dans notre pays, des chrétiens qui enseignent dans l’Education Nationale, en toute honnêteté laïque (maintenant retraité, j’en ai été) ; d’autre part, il existe des chrétiens qui enseignent dans l’Enseignement privé catholique. Comment le chanoine-Président apprécie-t-il ces deux sortes d’instituteurs ? A quel niveau dans son échelle d’ »espérance »?
Je m’adresse maintenant aux responsables de ma hiérarchie catholique : je n’ai pas connaissance que vous ayez émis la moindre réserve sur deux points, qui sont pourtant de votre responsabilité : d’abord reconnaître la valeur, et la vie en espérance, des deux catégories d’ouailles précitées, qui vous sont confiées ; ensuite, vous défendre contre l’ambition du nouveau chanoine de monter plus haut dans la hiérarchie catholique. Car il est visible qu’au Latran notre Président-sermonneur s’est conduit comme un super-évêque. Je ne suis pas seul à m’étonner du silence épiscopal. Mais il est encore temps que vous parliez, si possible collectivement, ou au moins par la bouche de ceux d’entre vous qui, au long des années, ont déjà dit et prouvé leur attachement à l’Ecole Publique. …
Chrétiens, ne tombons pas dans le panneau ! s’il vous plaît, brisons et relions démocratiquement « les deux blocs », que Nicolas Sarkozy tente plus ou moins habilement d’opposer ; « plus jamais la guerre! », guerre dont certains médias font leurs choux-gras, sur notre dos.
Jean-Pierre Reynaud, Marseille, 20 février 2008

