Lundi 20 octobre 2008
La SIDI fête ses 25 ans
La SIDI (Société Internationale pour le Développement et l’Investissement) a été créée par le C.C.F.D. (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) en 1983, afin de prolonger et diversifier son action dans le domaine économique.
La SIDI est un investisseur « solidaire » : elle propose un appui financier et technique à des structures financières de proximité, qui offrent des services financiers adaptés (crédit, épargne, ..) aux petits entrepreneurs et agriculteurs des pays en voie de dé-veloppement..
Depuis sa création, la SIDI a développé des partenariats avec plus de 60 institutions de financement et d’accompagnement de petites entreprises dans plus de 30 pays, dont 40% en Afrique, et 60% dans le monde rural. En 2007, plus de 1 million de prêts, de 50 à 50m€ ont été attribués, soit 100 Millions d’euros, remboursés à plus de 96%..
12 salariés de la SIDI et 15 consultants bénévoles ont assuré plus de 200 missions d’accompagnement et aide technique.
Le 18 octobre 2008, 150 personnes, partenaires – actionnaires – personnel de la SIDI, - consultants bénévoles (dont une partie avaient travaillé ensemble toute la semaine) se sont retrouvées pour une journée de débats et festivités.
Nous avons entendu les exposés remarquables de Marc DUFUMIER, agronome, et Pierre RABI, les bilans des responsables de la SIDI, et les questions pertinentes des participants, et plus particulièrement de partenaires de nombreux pays.
Quelques extraits :
- Aujourd’hui il faut choisir entre la bourse ou la vie (humour de Pierre RABI)
- Hausser son humanité pour avoir un paysage plus large
- Revenir à une société de modération
- Il ne peut pas y avoir de végétation sans humus
- La terre nourricière ce sont 25 cm qui nous font vivre
- Il faut sortir les pays émergents de l’OMC (accords de Doha), et leur permettre de protéger leur agriculture
- La problématique paysanne se pose au niveau mondial, il faut revenir à un système intégré, non spécialisé
- Il faut redévelopper les semences adaptées aux conditions locales
- Il faut mettre en place une « assurance alimentation » pour les paysans des pays en voie développement
- Il est normal qu’une partie des ressources, dans nos pays européens, aille aux agriculteurs, sous forme de subventions, créations de routes, etc.
- Dans les pays en développement il serait préférable de subventionner les équipements plutôt que les intrants (notamment produits chimiques)
La SIDI a mis en place un programme de « Valeur ajoutée sociale » (ou viabilité so-ciale), que nous a présenté Marc BERGER.
L’objectif est de mesurer, dans les pays concernés, les « changements sociaux du-rables » par des outils qui permettent d’apprécier les changements, tout en respec-tant la culture locale (les outils peuvent donc se différencier d’une situation à l’autre).
Il faut donc évaluer aussi bien les vulnérabilités que les opportunités, et élaborer un plan d’action.
Ce programme a été testé chez quelques partenaires , dont CAC FLORIDA (Pérou) et l’UGPM (Sénégal.
L ‘Assemblée Générale de la SIDI a voté son Plan d’Action pour les années à venir et décidé d’une augmentation de capital, qui passera de 9 à 13 M€.
Vous, qui lisez cet article, êtes tous invités à acheter des actions de la SIDI (152 € par action). La particularité de ces actions est qu’elles conservent leur valeur nomi-nale, car vous faites don des produits financiers à la SIDI. D’autre part, en cas de besoin de trésorerie, l’ESD (association des actionnaires) vous les rachètera à votre demande. Enfin, il faut préciser que ces actions, contrairement à beaucoup d’actions cotées en Bourse, se portent très bien.
SIDI, 12 rue Guy de la Brosse, 75005 Paris, Tel : 0140 467 000
A Marseille, renseignements auprès de : Régine THIRIEZ, Tel : 0951 167 233
Compte-rendu : Gilles, 19/10/08

