Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Agenda

 

 

AGENDA de SAINT-LUC 2015/2016

Célébration eucharistique chaque samedi 18h30
(sauf pendant les vacances d'été)   
____________________________________________________________          __
Vendredi 8 Janvier de 19h à 20h30
chapelle de l'hôpital de la Conception
Une conférence-débat :
La relation d'aide destinée aux personnes en fin de vie
par François Buet prêtre et médecin en soins palliatifs
à la clinique Sainte-Elizabeth
______________________________________________
Samedi 9 Janvier de 16h30 à 18h
Réunion Bible sur les "Midrashim"
animée par René Guyon bibliste
_______________________________________________
Samedi 16 janvier de 16h30 à 18h
Libres échanges autour de la bulle
"Le Visage de la Miséricorde"
du pape François
_______________________________________________

Rechercher

Vidéos

Visionnez les vidéos de l'actualité religieuse
Emission "Le jour du Seigneur"

Permanence

Permanence d'accueil à Saint-Luc

Vendredi : 16h à 18h 

21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 08:42
Compte-rendu de la conférence de Christian SALENSON
Prêtre du diocèse de Nîmes
Directeur de l’I.S.T.R. de Marseille
(Institut des Sciences et Théologies des Religions)


« Homme et femme Il les fit – L’intérêt de la différence »
Jeudi 29 mars 2007, au Centre « Le Mistral », Marseille

La (nouvelle) salle de conférences du « Mistral » était bien garnie


Deux mots sont revenus sans arrêt, martelés par l’orateur, que ses auditeurs connaissent comme quelqu’un de passionné, spontané et convaincant :
l’unité, la différence.

La séance était effectivement passionnante ; bien que centré sur le couple conjugal, dans le cadre du cycle diocésain  sur « La famille »,  son discours fut appliqué également et à plusieurs reprises au couple d’amis, voire au dialogue (inter-religieux, par exemple).

Voici en effet la trame, le fil rouge, la conviction (qu’il a appelée « l’hypothèse ») de son exposé de ce soir-là :

contrairement à l’idée généralement répandue - dans pas mal de milieux et de textes chrétiens sur la famille, mais pas seulement - 

l’unité ne doit pas être considérée comme un but à atteindre peu à peu en surmontant les différences, mais cette unité est à l’origine un don qui est fait (à deux amoureux « dans la corbeille de mariage »,  à deux amis vrais, à deux instances religieuses différentes, etc) ;
cette unité est du domaine de la Foi.
Nous sommes  d’abord « un » dans le cœur de Dieu.
Dans cette perspective, les différences entre les personnes, les institutions,
ne sont pas des obstacles à surmonter, mais des jalons qui vont aider à parcourir le chemin, en l’enrichissant par l’apport de chaque personne, de chaque institution,lesquelles ne partent pas de zéro, mais du socle commun qu’est cette unité.

Dans la famille comme ailleurs, Dieu ne veut pas que l’on construise des « Tours de Babel », où tout et tous seraient pareils, identiques.

Exemple d’unité dans la diversité : dans un arbre aucune feuille n’est identique à une autre ; cependant chaque feuille vit l’unité du même arbre.
Dieu construit avec de la différence, à partir de l’unité, et non le contraire… L’unité est une foi que l’on a, et qui est éternelle ; les différences ne la menacent pas ; si l’on croit à l’unité, la différence est possible.
Deux amoureux commencent à vivre leur amour parce qu’une force extérieure les a attirés l’un vers l’autre ; c’est l’amour ; les croyants appellent cela le don de l’unité par la Foi, ceux qui s’expriment autrement (les « non-croyants ») appellent cela l’amour. Les uns comme les autres, croyant à l’amour, sont « emportés », soulevés, soutenus, par une unité qui est déjà là, et qui ne demande qu’à devenir solide au long des années, en s’enrichissant par les différences que chacun(e) apporte.  Si mâle et femelle sont devenus homme et femme à partir du moment où ils se sont parlé, l’autre m’appelle à me mettre à jour, à révéler toutes mes facettes, toutes mes différences.  Aucun(e) des deux n’est diminué, raboté, uniformisé ; chacun(e) est sur son chemin propre.

Cette « hypothèse » proposée avec fougue par Christian Salenson est très dynamisante pour chacun(e) de nous -et entre autres pour les organisateurs des CPM (Centres de Préparation au Mariage), qui formaient une bonne partie du public- : bien loin de considérer nos différences par rapport à l’autre comme « un moindre mal », des obstacles à surmonter sans arrêt, tout un tas d’embûches qui nous guettent et contre lesquelles « il faut » lutter jour après jour,
voilà que nous sommes appelés à mettre en valeur nos différences, à les exprimer à notre partenaire ou à nos interlocuteurs ; nous ne les cachons pas plus ou moins honteusement, puisqu’elles sont la base de notre dialogue, qu’il soit quotidien avec notre époux/épouse, ou périodique avec des interlocuteurs extérieurs.

Difficile différence
Nous l’avons trop souvent entendue  avec l’impératif « Il faut… ! »
Eh bien, utilisons cette mauvaise arme pour les lignes qu suivent :
•    ne pas poser la différence en impératif moral ;
•    ne pas la considérer comme une fatalité (c’est comme ça, « il le faut bien ! ») ;
•    ne pas la traiter avec simple tolérance, notion qui est vide, molle (Je supporte, puisqu’ « il le faut » !).

Christian Salenson nous a ainsi raconté, en se tournant par côté comme s’il lui parlait (on avait l’impression d’y être !),  sa rencontre fortuite le jour-même sur la Canebière avec un ami musulman : ils avaient pu dialoguer parce que chacun, au lieu de « brandir » ses différences (que chacun,  d’ailleurs, connaissait parfaitement !), ont continué à se parler et à cheminer ensemble.


Actuellement, dans l’Eglise, comme dans la société française en général, on ne va pas dans le sens de l’avancée de la place de la femme, et nous sommes en régression par rapport à des périodes historiques antérieures (Catherine de Sienne, Hildegarde de Bingen, etc).

DEBAT ET COMPLEMENTS
  • L’orateur a fait référence à Christian De Chergé, prieur de Tibhirine, qui disait que nous devions utiliser la différence pour retrouver la ressemblance initiale (celle d’Adam et Eve avant le « péché originel »).
  • Là où passe la Foi, la peur diminue.
  • La Foi est quelque chose que l’on arrache au doute, ce n’est pas un objet, un gadget, que l’on « perd », que l’on retrouve, etc.
  • Le mariage est d’abord de l’ordre du spirituel et non du contrat. Ne pas oublier que c’est un sacrement. 
  • La différence ne doit pas se manifester aux dépens de l’autre. Dans un couple, on a plaisir à caresser les cheveux de l’autre, mais le plaisir est beaucoup moindre quand on trouve ces mêmes cheveux au fond du bac à douche…
  • Quand la différence se déploie, c’est un signe que le couple marche bien (à condition que ce ne soient pas des différences arrachées, dominatrices). Attention aux grands compromis, qui  ne sont pas toujours solides. 
  • Le « projet », c’est le terrain de l’homme, -et les débuts des vies de couples en sont pleins, et ce n’est pas contre-indiqué d’en faire-  mais ce sera souvent bousculé par « ce qui nous arrive », c’e qui est le terrain de Dieu. 
  • Attention : dans les milieux chrétiens surtout, on a coutume d’exalter « le don généreux » ; le don que l’on fait ne doit pas être premier, ce qui est premier c’est ce que l’on reçoit ; on ne peut pas donner si l’on n’a pas d’abord reçu. 
  • La différence est un don de Dieu ; mais attention à ne pas s’enfermer dans sa propre identité, ne pas « bétonner » son identité, sinon l’autre sera porté à en faire autant, et c’est le blocage… Sur un plan plus général nous en constatons bien les conséquences néfastes (voir l’ouvrage « Les identités meurtrières » d’Amin Maalouf).
  • Si l’on peut considérer certains types de vie comme des « modèles », on doit manier cela avec prudence ; en tout cas, sur le plan social, il n’y a pas de « modèle ». Actuellement, les familles « modèles » sont mises à mal ; deux remarques en résultent, bien différentes :
    -    la famille « nucléaire » (deux adultes + deux enfants), longtemps considérée comme « modèle », n’est peut-être pas la meilleure, dans la mesure où deux enfants sont constamment confrontés, mis en pression, par deux adultes ; c’est parfois une cocotte-minute.
    -    les familles « décomposées » puis recomposées ne sont pas un désastre pour tout le monde : sur le plan de l’économie générale, elles sont une aubaine puisqu’au bout du compte la natalité repart.  [le compte est bon ! c’est rentable ! NDLR]

Notes prises et mises en forme par Jean-Pierre Reynaud
(31 mars 2007)

Partager cet article

Repost 0

commentaires

REYNAUD Jean-Pierre 21/04/2007 11:30

Etant  l'auteur des notes mises en forme par moi, et qui ont  constitué l'article publié dans le "blog", je pense que les contraintes typographiques du blog ont empéché de signaler certains soulignés ou mis à la ligne suivante,  ce qui rend moins facile la compréhension à certains endroits, particulièrement dans la transcription du "débat-compléments" ; tout se suit, alors que les phrases concernent évidemment des réponses à des questions ou interventions de personnes diverses.
Ne peut-on pas produire les textes du blog dans leur présentation initiale ? Si c'est impossible, il y a certainement un mode informatique qui permettrait d'obtenir le texte d'origine ?
Amicalement. JPR.

Des livres à lire

Coresponsabilité en Église
Livre tiré du Colloque que nous avons organisé en 2009
(en vente à Saint-Luc)

 

o O o

Pentecôte 2008
La Communauté Saint-Luc de Marseille
a fêté ses "40 ans"

 

Qui sommes-nous ?

 

 

ESPACE SAINT-LUC

Communauté Catholique

231 Rue Saint-Pierre

13005 Marseille

Métro Timone

Tel 0952193599

Mel stluc@stluc.org

Blog : http://stluc.over-blog.com

 

Saint-Luc est une communauté catholique de laïcs du Diocèse de Marseille prête à vous accueillir.

 

Messe le samedi à 18h30.
à Saint-Luc, avec des hommes et des femmes de tout Marseille, qui désirent vivre leur foi de façon responsable et fraternelle.

Nous sommes...
   

Une Église de la coresponsabilité
Des laïcs entièrement responsables de la vie de la communauté.
Coresponsabilité avec le prêtre accompagnateur.
Chacun est invité à agir selon ses capacités et ses disponibilités.

 

Une Église de libre expression
À l'Eucharistie, selon les semaines, partage d'Évangile, méditation par un laïc, libres intentions de prières, partage de vie : chacun peut exprimer ce que la parole de Dieu lui inspire.
Au P'tit déj’, un dimanche par mois, autour d'un café, libres échanges sur des sujets choisis par les participants.

 

Une Église du partage et de la rencontre
Un Plat de pâtes, un vendredi par mois, pour échanger avec un invité sur ses engagements.
Les Vendredi de Saint-Luc : une fois par mois, conférence-débat sur des sujets d'Église et de société.
À la rencontre de la Bible, un temps pour avancer ensemble dans la connaissance de la parole de Dieu.

 

Une Église solidaire et servante
Une caisse de solidarité.
Des groupes de visite aux malades et aux isolés.
Une invitation à participer aux activités de l'ACAT, du CCFD, d'ATD Quart-Monde, d'Artisans du Monde, du Mouvement de la Paix, etc.

 

Communauté Saint-Luc
Mocambi
(Responsable de Communauté)

Jean Guyon
Prêtre accompagnateur
Michel JOGUET, sj

o O o

Documents téléchargeables
- Statuts de St-Luc
- Charte de St-Luc
- Notre pratique de la Charte au Quotidien