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Agenda

 

 

AGENDA de SAINT-LUC 2015/2016

Célébration eucharistique chaque samedi 18h30
(sauf pendant les vacances d'été)   
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Vendredi 8 Janvier de 19h à 20h30
chapelle de l'hôpital de la Conception
Une conférence-débat :
La relation d'aide destinée aux personnes en fin de vie
par François Buet prêtre et médecin en soins palliatifs
à la clinique Sainte-Elizabeth
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Samedi 9 Janvier de 16h30 à 18h
Réunion Bible sur les "Midrashim"
animée par René Guyon bibliste
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Samedi 16 janvier de 16h30 à 18h
Libres échanges autour de la bulle
"Le Visage de la Miséricorde"
du pape François
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Permanence

Permanence d'accueil à Saint-Luc

Vendredi : 16h à 18h 

22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 10:43
MEDITATION SUR LES TEXTES DU 26ème DIMANCHE :
Mc : IX, 38/43 ; 45 ; 47/48. Lettre de Jacques : V, 1/6.  Nb : XI, 25/29.

Ce n’est plus très habituel dans l’Eglise, mais comme il en est largement question dans l’Evangile, je vais vous parler de l’Enfer.

Dans ce texte, on distingue deux parties bien nettes.
- La première très optimiste avec cette phrase qui ouvre beaucoup de perspectives : « Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. » Et cette deuxième phrase : « Un seul verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, ne restera pas sans récompense. »
- La deuxième partie, au contraire, apparaît très négative : une seule faiblesse en nous mène à la Géhenne.

Ces deux parties apparaissent totalement étrangères l’une à l’autre.  Mais il n’en est rien.

Je me suis souvent posé la question de l’existence de cette Géhenne. Souvent, on l’élude. On évite ces textes, et pourtant l’existence de cette Géhenne figure dans les quatre évangiles. De plus, dans Matthieu et Marc, le thème est repris je ne sais combien de fois et occupe une grande part de ces évangiles.

Il y a quelques temps, j’ai essayé de creuser un peu ces passages. En supposant que la Géhenne soit un lieu, ce lieu est défini ainsi : « Là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas. » .
J’ai découvert que c’est ce lieu lui-même qui est éternel, c’est-à-dire un lieu dont on ne peut pas changer l’existence. Il est établi pour toujours, comme le système solaire par exemple. Ce leu en lui-même est éternel, mais pas la condamnation des personnes.
Bien sûr, le mot jeté est employé par trois fois, allusion au symbole trinitaire dans les Evangiles.  Quand on jette quelque chose, c’est d’abord pour s’en débarrasser.  Mais n’est-ce pas récupéré quelque part ? pour une utilité  différente ? La personne est  jetée, mais on ne dit pas qu’elle est irrécupérable.
Si on poursuit avec l’optimisme de la première partie –car Jésus ne dit pas « Celui qui n’est pas pour nous est contre nous. »-  on peut aussi en déduire que si Jésus ne dit pas que la personne devient pour toujours irrécupérable, c’est qu’à un moment ou à un autre elle sera récupérée.

De plus, il est question de récompense dans la première partie. Là, dans la deuxième partie, il est question de châtiment, mais d’un châtiment qui, en réalité, n’est pas une condamnation, mais une purification. Le symbole du feu, comme celui de l’eau, est à la fois destructeur et purificateur.

Qui est passible de la Géhenne
•    Celui qui entraîne un innocent à faire le mal ;
•    Celui qui, par faiblesse, est lui-même entraîné au péché ;
•    Mais la Lettre de Jacques est plus explicite : non seulement est
passible de la Géhenne celui qui pose un acte de malveillance, comme cette atteinte à la justice et à la confiance des ouvriers dont le salaire n’a pas été payé, mais aussi celui-qui, en se refermant sur ses richesses, ne prend pas conscience, ni du mal fait aux autres, ni même de leur existence : « Vous avez fait bombance pendant qu’on massacrait les gens. »
Cela rejoint un peu le texte de Lazare et du riche. Le riche s’est fait une prise de conscience assez vague de l’existence des pauvres. De plus, cette vague prise de conscience a disparu dans l’oubli et l’indifférence, étouffée par une existence centrée uniquement sur l’amas des richesses ou par une vie de plaisir et de luxe.
De plus, pour Saint Jacques, ce mépris des autres peut aller jusqu’au meurtre.

Donc on ne dit pas où se trouve ce lieu. Mais la Géhenne est peut-être très nuancée dans le choix des personnes et –si je puis dire- dans leur durée de séjour.
Ce lieu peut être au sein de notre propre existence. Si Dieu crée son Royaume de la Vie Eternelle en nous et au-delà de nous, c’est peut-être nous qui créons l’Enfer en nous, et hors de nous (car quelquefois nous le créons chez les autres).
Sur la terre, il y a assez d’existences touchées par le malheur, pour y trouver ce qu’on désigne par la Géhenne dans les évangiles.
Mais je reste persuadée que pour chacun l’Espérance demeure au bout du chemin, ne serait-ce que par cette phrase de Jacques : « Vous avez condamné et tué le juste. » Or le juste, c’est Jésus, et Jésus a pardonné à ses bourreaux.

En fait on a créé un absolu là où il n’en était pas question.

Mais le fait d’avoir décrété la condamnation éternelle des personnes à partir de ce genre de texte a provoqué bien des déviations au cours des siècles : l’Inquisition, les croisades, l’instauration des bûchers, la persécution des Protestants… Aujourd’hui encore, des enfants en Afrique sont torturés pour « faire sortir le diable de leur corps. »
Quelquefois il faudrait revoir les mauvaises interprétations, les rajouts, le non-respect des textes par rapport à leurs sources. C’est indispensable pour vivre plus librement la Parole d’Amour et de Pardon contenue dans les évangiles. Au nom de cet Amour, nous sommes amenés intérieurement à nous  couper une main, un pied, à nous arracher un œil… Suivre le Christ, faire nôtre sa Parole, cela oblige à des renoncements quelquefois douloureux, à des remises en question ; c’est loin d’être facile. C’est sans doute ce que l’on veut faire ressortir de ce texte.

J’en reviens à la première partie du texte de l’Evangile. « Il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Qui sont donc ceux qui ne nous suivent que de loin, tout en reconnaissant Jésus, si ce n’est comme Fils de Dieu,  du moins comme prophète ou comme un homme de grande spiritualité ?
Cela fait beaucoup de monde, avec une extrême diversité de goûts, d’idées, de cultures, de religions, de façons mêmes d’être disciple.
Jésus est pratiquement reconnu dans toutes les religions du monde. Pour les Musulmans, c’est un prophète ; pour les Juifs, après quelques remises en question, c’est un des leurs, comme appartenant au Peuple Elu ; pour les Bouddhistes, c’est un Bodhisattva, un être qui a développé une compassion envers tous et s’est consacré au bien-être d’autrui.
Certains, à l’intérieur de l’Eglise même, n’ont pas la même façon que nous de vivre leur foi. . Mais Jésus, par ses paroles, montre qu’il tient compte de chaque personne. Cela paraît inimaginable avec plus de 5 milliards d’individus sur la Terre. Mais Dieu n’a pas de frontières ; seul le pouvoir du mal constitue une barrière.

Jésus reconnaît cette diversité comme une richesse. Il nous dit que nous ne détenons pas le monopole de la bonne façon de vivre notre foi, ni le monopole des bonnes actions. Aujourd’hui, l’aide humanitaire apparaît sous le visage de la laïcité et nous apprend à nous situer aux côtés de ceux qui sont athées ou qui possèdent une autre identité religieuse.
« Qui n’est pas contre nous est pour nous. »
Ces paroles de Jésus s’ouvrent sur un avenir inter-religieux, et pour son époque font apparaître aux disciples des horizons nouveaux.
Dans la première lecture il est dit : « Si en chacun de nous pouvait sommeiller un prophète ! »  Ce souhait de Moïse est une réalité potentielle. Je dirais que nous sommes tous porteurs d’un message.
Mais ce message, souvent, nous l’ignorons. Et il apparaît soudain à l’occasion d’un événement fortuit ou parce qu’une autre personne nous le révèle.

Ainsi, à Saint-Luc (Marseille), à force de partages d’Evangile ou de temps de réflexion sur la Parole, nous faisons, sans nous en rendre compte, une relecture des Ecritures adaptée à notre temps, sans rien falsifier des textes initiaux.

Et me reviennent les paroles de Jean-Pierre Courtès : « J’aimerais un Saint-Luc en Egypte. J’aimerais que les musulmans fassent une relecture du Coran comme vous faites une relecture des Ecritures. »

Ça, c’est un message prometteur d’avenir !
Si chacun, dans sa propre religion, faisait une relecture des textes, des écrits, des pensées à caractère violent envers la personne humaine, tout en réactualisant ces textes, alors une unité humaine se ferait, qui irait au-delà de l’unité entre chrétiens ;  cette unité ne prendrait plus sa source dans les croyances de chacun, mais elle partirait de tout ce qu’il y a de bien, de beau, de généreux, de fraternel au sein de toutes les religions du monde, réalisant ce premier commandement du Christ : « Aimez-vous comme je vous ai aimés. »

Ce serait un nouveau départ pour l’unité.
Le souhait de Moïse serait alors réalisé
à une échelle bien supérieure encore à celle qu’il espérait.

Christiane Guès
30 septembre 2006

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Des livres à lire

Coresponsabilité en Église
Livre tiré du Colloque que nous avons organisé en 2009
(en vente à Saint-Luc)

 

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Pentecôte 2008
La Communauté Saint-Luc de Marseille
a fêté ses "40 ans"

 

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Saint-Luc est une communauté catholique de laïcs du Diocèse de Marseille prête à vous accueillir.

 

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à Saint-Luc, avec des hommes et des femmes de tout Marseille, qui désirent vivre leur foi de façon responsable et fraternelle.

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Chacun est invité à agir selon ses capacités et ses disponibilités.

 

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