Mercredi 11 janvier 2012
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Publié dans : Vendredi St-Luc
grands débats de société et problématiques de nos quotidiens
par Maud RIGHINI, médecin, chef de service
ophtalmologie
à l’Hôpital Saint-Joseph-Marseille
(6 janvier 2012)
Une trentaine de personnes, dont une quinzaine de Saint-Luc, s’étaient dérangées pour participer à ce vendredi de Secteur. Nous avons été amicalement accueillis par
l’équipe de l’Aumônerie de La Conception, qui, à l’issue de la soirée, nous a gratifiés d’une boisson pour la route.
Voici –mises en forme- les notes d’un
participant :
Madame Righini s’est révélée concrète, intéressante, active… et compétente. Nous avons senti chez elle une humaniste profonde
doublée d’une personnalité chrétienne lucide et ne mêlant pas automatiquement religion et morale. Elle nous a révélé quelques réalités de la société médicale que nous ne soupçonnions pas tous.
Les soignants sont confrontés plus souvent qu’à leur tour aux problèmes de l’humanité.
ELEMENTS
CHRONOLOGIQUES
L’Ethique dans la santé… C’est à partir du Procès de Nuremberg qu’on interdit l’expérimentation sur l’être humain. Néanmoins, depuis lors cela a continué
çà et là… par exemple, aux USA, sur des critères raciaux.
« Le principisme », autrement dit les principes de
base :
L’autonomie du patient (pas toujours évidente à installer)
. La bienfaisance (à condition qu’elle soit réciproque entre le malade et le soignant).
La non-malfaisance…
La justice (appelée « fair opportunity »).
Les dix commandements, à confronter à la réalité d’aujourd’hui.
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
L’Article 16 du Code Civil, uniquement français, introduit l’expression : « … dès le commencement de
la vie », et la notion de « statut de l’embryon ».
Le Comité consultatif National d’Ethique (1883) : pluri-disciplinaire mais seulement consultatif. Principale disposition : pas de
commercialisation du corps humain.
Les Lois de bio-éthique (1994) : elles doivent être révisées tous les 5 ans, en réalité moins souvent.
La fin de vie (Loi Leonetti).
La procréation médicalement assistée.
Le diagnostic prénatal.
Les dons et greffes d’organes.
La médecine génétique.
ECHANGES EN GROUPE A PARTIR DE DEUX CAS CLINIQUES
(un cas en début de vie, un cas en fin de vie)
QUELQUES COMMENTAIRES
En bio-éthique, nous n’avons pas la connaissance du bien et du mal.
Tout personnel médical doit maintenir l’équilibre entre son avis personnel et
son avis professionnel ; le plus souvent, c’est l’avis professionnel qui prédomine (à condition que ce soit –autant que possible- une décision
prise en groupe).
Selon la Loi, en début et en fin de vie, c’est le médecin qui décide.
J.P.R.
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