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Agenda

 

 

AGENDA de SAINT-LUC 2015/2016

Célébration eucharistique chaque samedi 18h30
(sauf pendant les vacances d'été)   
____________________________________________________________          __
Vendredi 8 Janvier de 19h à 20h30
chapelle de l'hôpital de la Conception
Une conférence-débat :
La relation d'aide destinée aux personnes en fin de vie
par François Buet prêtre et médecin en soins palliatifs
à la clinique Sainte-Elizabeth
______________________________________________
Samedi 9 Janvier de 16h30 à 18h
Réunion Bible sur les "Midrashim"
animée par René Guyon bibliste
_______________________________________________
Samedi 16 janvier de 16h30 à 18h
Libres échanges autour de la bulle
"Le Visage de la Miséricorde"
du pape François
_______________________________________________

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Vidéos

Visionnez les vidéos de l'actualité religieuse
Emission "Le jour du Seigneur"

Permanence

Permanence d'accueil à Saint-Luc

Vendredi : 16h à 18h 

12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 18:12

Pour la communauté Saint-Luc consulter désormais http://stluc.org

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:57

 

 

Le CCFD Terre solidaire nous invite à nous impliquer dans la campagne.

Au delà de nos convictions qui vont guider nos choix de candidats pour les présidentielles et conscients de l'importance du rôle que peuvent jouer nos députés dans la mise en œuvre d'une politique de plus grande justice sociale, Le CCFD a choisi d'interpeller les candidats sur 4 thèmes :

 

L’Evasion fiscale et les  transactions financières

La Souveraineté alimentaire,

Les Migrants

La Responsabilité des entreprises  transnationales.

.

Pour être acteur dans notre circonscription   avec vos amis et alliés, nous vous proposons de participer à une matinée d'information/formation spéciale élection qui se tiendra

 

 au Mistral le mercredi 22 février de 9h à 13h.

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:45

Un Vendredi de Secteur dans les rendez-vous de Baille,  Menpenti, La Plaine

            Vendredi 3 février de 18h30 à  environ 20h à Notre-Dame-du-Mont entrée 2 rue          Eydoux  métro Cours Julien

 

 

«  AIMER L'EGLISE  »  

 par Pierre OLRY Jésuite à la Baume les Aix

 

Présentation

                Aimer l’Eglise ! Vaste question et d’actualité !

 Quelle Eglise sommes-nous, quelle église voulons-nous ?

                La question est ancienne et se pose dès les origines. Quand le Christ « s’absente », les apôtres se demandent bien ce qu’ils doivent faire, ce qu’ils doivent témoigner de ce qu’ils ont vécu.

Ø  Leur premier souci est de (re)constituer une communauté de témoins,

Ø  Ils vivent ensemble et personnellement l’événement de la Pentecôte

Ø  Leur communauté est alors interrogée sur ceux qui ne sont pas « de leur bord » : les païens, c'est-à-dire le monde qui les entoure

Ø  La communauté se divise dans ce rapport au monde (frontière entre ce que je crois et ce que le monde attend). Cette division pose la question de l’identité, donc aussi la question de relations tant à l’intérieur de l’Eglise qu’à l’extérieur.

En conclusion, nous pourrons revoir les règles pour « Sentir avec l’Eglise » dans les Exercices spirituels


Avec ma considération,
Pierre Olry

 

 

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:16

 Saint-Luc-Infos
numéro 158
de Janvier 2012
vient de paraître

 

Pour accéder au journal en format PDF,
cliquez ICI

 
 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:54

grands débats de société et problématiques de nos quotidiens

par Maud RIGHINI, médecin, chef de service ophtalmologie

à l’Hôpital Saint-Joseph-Marseille

 

(6 janvier 2012)

    Une trentaine de personnes, dont une quinzaine de Saint-Luc, s’étaient dérangées pour participer à ce vendredi de Secteur. Nous avons été amicalement accueillis par l’équipe de l’Aumônerie de La Conception, qui, à l’issue de la soirée,  nous a gratifiés d’une boisson pour la route.

Voici –mises en forme-  les notes d’un participant :

Madame Righini s’est révélée concrète, intéressante, active… et compétente. Nous avons senti chez elle une humaniste profonde doublée d’une personnalité chrétienne lucide et ne mêlant pas automatiquement religion et morale. Elle nous a révélé quelques réalités de la société médicale que nous ne soupçonnions pas tous. Les soignants sont confrontés plus souvent qu’à leur tour aux problèmes de l’humanité.

ELEMENTS CHRONOLOGIQUES

L’Ethique dans la santé  C’est à partir du Procès de Nuremberg qu’on interdit l’expérimentation sur l’être humain. Néanmoins, depuis lors cela a continué çà et là… par exemple, aux USA, sur des critères raciaux.

« Le principisme », autrement dit les principes de base :

L’autonomie du patient (pas toujours évidente à installer)

. La bienfaisance (à condition qu’elle soit réciproque entre le malade et le soignant).

La non-malfaisance…

La justice (appelée « fair opportunity »).

            Les dix commandements, à confronter à la réalité d’aujourd’hui.

            La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

            L’Article 16 du Code Civil, uniquement français, introduit l’expression : « … dès le commencement de la vie », et la notion de « statut de l’embryon ».

            Le Comité consultatif National d’Ethique (1883) : pluri-disciplinaire mais seulement consultatif. Principale disposition : pas de commercialisation du corps humain.

            Les Lois de bio-éthique (1994) : elles doivent être révisées tous les 5 ans, en réalité moins souvent.

La fin de vie (Loi Leonetti).

La procréation médicalement assistée.

Le diagnostic prénatal.

Les dons et greffes d’organes.

La médecine génétique.

 

ECHANGES EN GROUPE A PARTIR DE DEUX CAS CLINIQUES

(un cas en début de vie, un cas en fin de vie)

 

QUELQUES COMMENTAIRES

En bio-éthique, nous n’avons pas la connaissance du bien et du mal.

Tout  personnel médical doit maintenir l’équilibre entre son avis personnel et son avis professionnel ; le plus souvent, c’est l’avis professionnel qui prédomine (à condition que ce soit –autant que possible-  une décision prise en groupe).

Selon la Loi, en début et en fin de vie, c’est le médecin qui décide.

 J.P.R.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:16

Carte de voeux Noël 2011 

La veillée de Noël 2011 a été placée sous le signe de « l’Accueil » : Accueil de La Parole, accueil de l’Autre, accueil, surtout, de cet enfant né dans une bergerie avec une mangeoire pour tout berceau et dont les parents, eux-mêmes, n’ont pas été accueillis à l’hôtellerie.

C’est aussi l’accueil que lui font les bergers, les premiers à le reconnaître et pourtant les plus pauvres parmi les pauvres.

La veillée a rassemblé un petit nombre de gens de Saint-Luc car beaucoup étaient partis, ailleurs, dans leur famille, fêter Noël. Mais il y a eu un grand nombre d’autres personnes étrangères à Saint-Luc : des hôtes de passage, des anciens, des amis et compagnons.

L’assemblée a été très participante et plusieurs personnes se sont exprimées sur ce qu’était pour elles l’accueil : ses joies et ses difficultés ; expressions scandées par le chant : «Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu ».

Nous étions tous face à cette tapisserie installée pour l’occasion et criblée de visages humains : hommes, femmes, enfants, au pied de laquelle on avait déposé l’enfant Jésus. Elle portait, disposés en demi cercle au-dessus des visages ces mots :

 « Qui vous accueille, m’accueille » comme si tous ces visages avaient pris vie, soudain, ce soir de Noël, demandant à être accueillis.

Ce fut vraiment une très belle veillée, à la fois, priante et festive portant en elle cette véritable joie de Noël : joie de la naissance, joie de toutes les naissances présentes et à naître.

La soirée s’est terminée par un petit réveillon, une habitude prise à Saint-Luc. Quelques-uns sont restés pour partager l’excellente crème au chocolat de Vincent et la tarte aux pommes faite maison de Renée. Nous nous sommes séparés vers 22 heures. 

Ainsi Noël a ouvert pour nous tous l’Année 2012 sur l’Accueil, le véritable Accueil nous projetant dans l’Espérance.

Pour lire les textes et télécharger les textes de la cérémonie (format PDF),
cliquez  
ICI

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 15:38

LogoStLucbleutypo-copie-1.jpgSamedi 26 Novembre 2011

 

Méditation des textes du premier dimanche de l’Avent (Isaïe 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7) Première lettre de saint Paul aux Corinthiens (1, 3-9) Evangile : Saint Marc (13, 33-37)

 

« Prenez garde, veillez ». Ce sont les premiers mots de Jésus à ses disciples dans cet Evangile.

Ce « veillez » leur sera recommandé par trois fois et employé une quatrième fois pour le portier, d’où son importance et son étendue à tous sans exception.

Veiller, ce n’est jamais pour peu de temps, c’est à longue échéance. Veiller, c’est avoir et garder les yeux ouverts pour ne pas s’endormir. Veiller, c’est prendre la garde comme les sentinelles en cas d’attaque de l’ennemi. Veiller c’est donc se projeter dans l’avenir et veiller, c’est prévoir.

 

A quoi faut-il veiller ?

Dans cet Evangile, il s’agit du maître qui doit, non pas venir, mais revenir, c’est-à-dire qu’il peut venir plusieurs fois. Jésus fait allusion, bien sûr, à sa mort prochaine et à son départ vers le Père. Et, il leur est dit « vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra », c’est-à-dire quand il reviendra vous chercher. En fait, pas plus les serviteurs que le portier, ni que nous tous, personne ne connait l’heure de son propre départ vers le Père.

Parallèlement, Isaïe nous dit : « Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice avec joie et qui se souvient de toi en suivant ton chemin ».

C’est surtout cela veiller : c’est pratiquer la justice sous le regard de Dieu. C’est accueillir la Parole et en vivre tout au long de son existence. Rappelons-nous l’Evangile de samedi dernier où il est dit : « Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? » Et il leur est répondu « chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». C’est aussi cela veiller, c’est être attentifs aux autres et agir.

Dans sa lettre aux Corinthiens, Saint-Paul nous dit encore : « Aucun don spirituel ne vous manque ».

Ce sont trois définitions de la sainteté : pratiquer la justice, la prière avec la grâce de Dieu et veiller et agir en respectant la Parole tout le long de sa vie.

 Ce sont aussi trois manières d’accueillir Dieu.

Pour cela, Isaïe nous appelle à la conversion : « Nous étions tous semblables à des hommes souillés et toutes nos belles actions étaient comme des vêtements salis ». Il parle au nom de tous en s’y incorporant lui-même car nous sommes tous, plus ou moins, enlisés dans le péché, dans nos refus d’aimer et nos refus de vivre.

 

Comme nous l’avons vu, le 33e dimanche ordinaire, le refus de vivre peut-être celui de ce serviteur qui enterre son talent, un talent qu’il refuse d’accueillir et de faire fructifier. En fait il tue la meilleure partie de lui-même. Et de plus, il enterre ce don par peur et par haine de son maître qu’il qualifie de dur, alors que le maître, lui, accueille dans la joie les serviteurs qui ont fait fructifier leurs talents. Ces serviteurs ont choisi la vie. En enterrant son talent, le serviteur qualifié de paresseux a choisi la mort et par peur, le refus d’aimer car la peur conduit à la haine. Et, de plus il croyait bien faire ! Je sais, dit-il, je sais que tu es un homme dur, une opinion toute faite qui porte un jugement condamnant son maître comme s’il détenait la vérité sur lui. C’est le type même du serviteur qui s’est endormi, qui a refusé de veiller et qui, de plus, tente de se justifier.

 

Isaïe confirme bien ce refus de veiller qui est un refus de vivre, un laisser-aller sans Dieu vers l’endormissement. Et ses mots sont bien de notre temps : «Nous étions tous desséchés comme des feuilles et nos crimes nous emportaient comme le vent ». Cette mort lente et sans la Parole de Dieu dans sa vie, à l’allure des saisons, celle de l’automne en particulier avec ses feuilles mortes, le vent dans la lumière qui se réduit, cette mort lente conduit à la désespérance. Et le crime est là : C’est le refus de vivre.

Dans la parabole des deux frères, il y a le cadet qu’on appelle « prodigue » et le frère ainé sage et obéissant. La morale de l’histoire : ce n’est pas tant le désir de vivre qui tue même si ce désir peut entraîner à des actes répréhensibles. C’est l’absence de désir qui éloigne de Dieu, même s’il n’y a pas de faute commise. Le Père dit pourtant que le frère cadet était mort et qu’il est retrouvé. C’est pour cela que quand on dit que le maître va revenir, c’est qu’il peut venir plusieurs fois dans une vie, après chacune de nos morts Mais dans la parabole, les deux frères se retrouvent tous les deux dans l’amour du Père et les derniers mots du Père seront pour l’aîné, pour lui faire accepter l’amour de son frère car c’est ce qui lui manquait. L’aîné demeurait dans son refus d’aimer.

Car veiller, c’est agir dans le sens et au nom de l’Amour. C’est agir selon le commandement nouveau, toujours nouveau, et même plus que jamais nouveau : « Aimez-vous comme je vous ai aimés ».

Dans l’action humaine, la réceptivité à la Parole de Dieu est indispensable car sans elle, nos actions sont souvent pleines de compromissions. C’est en regard de cette réceptivité à la Parole que nous pouvons nous engager humainement en faveur des plus démunis, des plus méprisés, des plus faibles. Souvenez-vous de l’Evangile de samedi dernier : « J’avais faim, j’étais malade, j’étais en prison, j’étais étranger ». De plus, aujourd’hui, il est indispensable aussi d’agir pour la protection de l’environnement, ceci pour les générations futures. Veiller, c’est agir au présent tout en se projetant aussi dans l’avenir pour ceux qui viendront et pour que le monde soit meilleur.

Veiller, c’est tout le contraire de la soumission et de la passivité.

Dans leur action, certains ont partagé la vie des plus méprisés. Ainsi les saints de  notre temps : Mère Térésa, Sœur Emmanuelle, l’abbé Pierre et tous les saints inconnus qui œuvrent dans  dans l’anonymat et dans l’obscurité.

Veiller, c’est quelquefois, symboliquement, prendre un fouet et chasser les marchands du Temple. Veiller, c’est se compromettre.

 

Face à la crise qui secoue l’Eglise, je crois qu’il y aura toujours des chrétiens et des chrétiennes qui veilleront dans la prière ou dans l’action ou les deux à la fois même si certains ou certaines ne portent pas l’étiquette de pratiquants réguliers.

Veiller, c’est aussi rester attentifs aux signes de Dieu, aux signes de son approche.

Beaucoup de gens sont attirés par la vie dans les monastères sans avoir nécessairement la foi, cette vie de silence et de pauvreté les tentent et c’est un premier pas dans la recherche et la rencontre de Dieu.

Beaucoup de jeunes seuls ou en couples sont aussi en recherche et suivent des groupes de formation comme les groupes ALPHA.

D’autres groupes réexaminent le Nouveau Testament à la lumière du Premier ou tentent d’autres façons d’aborder la Bible comme le symbolisme. Que nous apporte le Judaïsme, l’aînée de notre religion chrétienne ?

La coresponsabilité commence à naître dans les paroisses avec son lot de responsabilités prises par les laïcs jusque là un peu mis à l’écart.

Il y a Taizé, ce grand espace de foi chrétienne qui pratique l’œcuménisme à grande échelle ceci depuis bien longtemps déjà, attirant un grand nombre de jeunes.  

Des groupes importants de réflexion et de prière naissent et prennent de l’ampleur tel les groupes de « Nous sommes aussi l’Eglise » et « la Conférence des baptisés » partis de la paroisse libre de Belgique et qui accueille ceux et celles qui sont en marge : divorcés-remariés, couples non mariés,  personnes homosexuelles.

Il est envisagé, dans certaines paroisses, de revaloriser l’A.D.A.P. qui est un réel partage de la Parole et non une simple photocopie de  la célébration Eucharistique.

 

A travers tous ces signes, et il y en a sûrement bien d’autres, c’est un autre visage de l’Eglise qui est peut-être en train de se dessiner, un visage aux multiples facettes, un visage qui reflète déjà toute la richesse de la Parole de Dieu. Quand l’Esprit-Saint veut faire naître, Il couvre de son ombre et non de sa lumière car toute conception se déroule dans l’obscurité.

Alors, plus que jamais nous devons veiller pour percevoir et accueillir ces signes.

Nous disons : l’Avent c’est Dieu qui s’approche de nous.

Moi je crois qu’Il n’a jamais été aussi près.

 

 

Christiane Guès

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:34

Compte-rendu par un des participants aux :

 

Semaines Sociales de France, Paris 25 au 27 novembre 2011

« La démocratie, une idée neuve »

 

 

La démocratie repose sur les droits de l’homme et du citoyen – hommes et femmes libres et égaux en droit.

Le gouvernement est légitime s’il est agréé par les citoyens, qui y participent directement ou indirectement.

Mais, il n’y a pas un seul modèle de démocratie, le nôtre. Nous voyons notamment dans l’actualité récente et dans les pays arabes se construire des démocraties adaptées aux contextes locaux.

 

Les conférenciers ont abondamment abordé les différentes formes de démocratie : représentative, directe, identitaire, participative, sociale, réelle ou sauvage.

Nous ne les détaillerons pas ici et vous renvoyons vers les ouvrages spécialisés, mais on retiendra que :

 

Toute démocratie nécessite :

  • une activité politique des citoyens, faute de quoi le despotisme se développe.
  • un projet commun et un territoire, un peuple qui s’unifie dans une nation.
  • La démocratie organise le partage des biens communs
  • Dans la démocratie il y a le pouvoir et le contre-pouvoir, et ce dernier a aussi la responsabilité de défendre la démocratie.
  • La démocratie est très exigeante, ce qui peut être source de déception
  • Enfin, ne pas oublier que si on ne reconnaît pas dans chaque homme une valeur spirituelle, il n’aura qu’une valeur marchande.

 

Notre démocratie est confrontée à plusieurs problèmes :

 

  • On est passé de la démocratie comme projet à la démocratie comme dû qui doit satisfaire les besoins individuels, où l’individu prime sur le citoyen.
  • Une des conséquences de la perte de l’esprit de citoyenneté est que de solidaire de l’autre, on est passé à la peur de l’autre, d’où des comportements populistes
  • La défiance envers nos représentants, étiquetés comme « tous pourris », alors qu’il faudrait exercer des critiques constructives et fraternelles
  • Depuis 20 ans, en Europe, la loi est de plus en plus remplacée par des règles procédurales non validées par le consentement populaire.
  • L’endettement illimité des Etats, qui trouve sa source dans les besoins illimités des individus qui ont perdu le sens de la communauté
  • Notre démocratie néglige les corps intermédiaires, syndicats et associations, qui pourtant jouent un rôle essentiel de médiation et ont une vision à long terme, faisant contre poids à la vision électoraliste à court terme des politiques
  • Développement d’un pouvoir au service de la jouissance de ceux qui le détiennent et non au service d’un projet de bien commun
  • Les politiques de solidarité actuelles nécessitent 2,5 à 3% de croissance annuelle. Quelle sera donc la « supportabilité » des peuples aux réductions des avantages sociaux ?
  •  Montée de la défiance, du sentiment d’impuissance, de dépossession, d’inégalité : manque de représentation de certaines catégories, d’où le développement du mouvement des « indignés », des réseaux sociaux
  • Montée en puissance de nouveaux pouvoirs, comme les financiers, agences de notation, etc.. qui gouvernent sans le consentement des peuples
  • Nous sommes implicitement revenus au suffrage censitaire, car les exclus économiques désertent les élections
  • Déficit démocratique dans la gouvernance européenne et dans la gouvernance mondiale, comme on le voit notamment dans la gestion de la crise financière

 

Démocratie et Eglise Catholique

 

Problèmes :

  • Volonté hégémonique de l’Institution de l’Eglise Catholique
  • Inégalité entre les hommes et les femmes
  • Un moralisme qui tend à nous diviser en catégories, à l’opposé de la recherche du vivre ensemble

 

Pistes de travail :

 

  • Replacer l’homme au cœur de l’économie
  • Réformer le partage des richesses, faire un Grenelle de la fiscalité
  • Développer l’éducation à la citoyenneté, au pluralisme, au dialogue, à la participation des jeunes à la vie de la cité, à la santé
  • Réformer les institutions : remettre en cause le processus de professionnalisation, le cumul des mandats, rééquilibrer les pouvoirs, imaginer de nouvelles structures : jurys populaires, etc
  • Repenser une démocratie réelle, avec institutions, contestation, délibérations
  • Développer l’économie du don, la seule qui soit créatrice, la seule qui soit appropriée pour les biens non renouvelables, notamment l’eau, l’air
  • Insérer de nouveaux acteurs dans la gouvernance, comme la société civile, malgré le risque de désaccords entre les représentants des Etats et les civils
  • Créer une instance de mobilisation démocratique continue sur le logement

 

Pour les participants aux Semaines Sociales, on ne peut pas parler de démocratie en occultant le problème posé par la gouvernance de l’Eglise Catholique, si éloignée de la démocratie et du respect de l’égalité entre hommes et femmes.

Pistes de travail :

 

  • Le seul gouvernement est celui de la parole de Dieu
  • Réformer la gouvernance de l’Eglise
  • Etablir dans les faits l‘égalité de tous, laïcs et clercs, hommes et femmes
  • Favoriser la participation de tous, la consultation (synodes élargis)
  • Travailler sur une meilleure « réception », notamment de Vatican II
  • Accorder une place à la raison : possibilité d’exprimer son avis sans tabou, d’exprimer les divergences, de discuter ; stimuler une expression publique dans l’Eglise.

 

Ces journées furent aussi l’occasion d’entendre des « politiques » français de diverses tendances.

 

Pour François BAYROU (Modem), le projet politique démocratique doit prendre en charge : la nécessité (besoins élémentaires, éducation,..), la liberté et la laïcité, la souveraineté (séparation des pouvoirs, liberté de la presse), la conscience. Il faut aussi se rappeler que nous sommes responsables de ce qui nous arrive, ne pas rejeter la faute sur les autres.

Pour Lucile SCHMID (Les Verts), il faut remettre la démocratie (de véritables débats) au cœur de la cité, rajeunir les élus, redonner vie au Parlement, construire une gouvernance européenne et mondiale.

Pour Marisol TOURAINE (PS), il faut une société plus juste (reconnaissance de chaque citoyen), lutter contre la relégation sociale, organiser des espaces démocratiques nouveaux, améliorer l’éducation, tenir compte des identités (ex. religieuse) pour que chacun trouve sa place dans la cité.

Pour Christine BOUTIN (Parti Chrétien Démocrate), il faut la dignité de l’homme, un meilleur partage des richesses, le respect de la vie, du mariage, de la famille, mais aussi mettre en avant nos références judéo-chrétiennes.

Pour Hervé MARITON (UMP), il faut moderniser la démocratie, une meilleure Europe, plus de souveraineté mais aussi de subsidiarité, et préparer l’avenir de nos enfants.

 

Les participants, en fin de session, ont été très sensibles au témoignage de Mme Vaira VIKE FREIBERGA, ancienne présidente de Lettonie, jeune démocratie :

 

« La démocratie est un rêve, un espoir, une fleur à soigner. C’est l’égalité fondamentale de tous les êtres humains, de tout l’humain.  La démocratie n’est pas un point d’arrivée, mais un long cheminement. En démocratie, les perdants continuent à faire partie de la vie sociale. La démocratie suppose la tolérance et le respect de l’intégrité des personnes. »

 

En ce sens, la démocratie sera toujours une idée neuve.

 

Fait à Marseille le 01/12/11 par Gilles THIRIEZ

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 09:28

 

 

bible.jpgSeigneur Dieu, par ce que j'ai découvert de Toi, grâce à ceux et celles rencontré

(es) et qui m'ont envoyé un tel visage de Toi, j'ai eu envie de Te connaître vraiment. Et, ensuite, ce que j'ai découvert de Toi en lisant, en méditant les textes bibliques, m'incite, aujourd'hui à faire silence pour Te laisser toute la place.

 

J'ai envie simplement de Te dire :

"Viens, viens m'habiter, descends dans ma vie, invites-Toi, comme Ton fils s'est invité chez Zachée;

 

          - afin que Tu me rendes présente réellement à moi-même d'abord, lâchant les non-être, les faux-être, les masques derrière lesquels je m'abrite ou je me cache peut-être ou ceux que les autres me collent;

 

          -afin que Tu me rendes présente et disponible, attentive à chacun en profondeur, comme Jésus l'a été toute sa vie aux autres rencontrés au quotidien;

 

          - afin que j'arrive alors à Te rendre présent à tous ceux qui m'entourent et qu'en dépit de mes obscurités, je Te permette, à-travers moi, de les rejoindre, leur donnant ainsi envie de Te connaître.

 

          En même temps, qu'à travers eux tous,

je Te découvre un peu mieux et un peu plus chaque Jour.

 

                                            Anonyme Saint-Luc

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 11:20

Le numéro 157, novembre 2011, de Saint-Luc Infos, vient de paraitre.

 

Au sommaire :

Toussaint 2011

Echos de la Communauté

Benoît XVI renouvelle l’Esprit d’Assise ; à Marseille

Un Vendredi de Secteur

Les derniers des Mohicans vont-ils mourir en silence ?

Le Mont-Canigou à Marseille

 

Téléchargez en pdf : la version normale (10 pages) ou la version pour mal-voyants (16 pages)

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Des livres à lire

Coresponsabilité en Église
Livre tiré du Colloque que nous avons organisé en 2009
(en vente à Saint-Luc)

 

o O o

Pentecôte 2008
La Communauté Saint-Luc de Marseille
a fêté ses "40 ans"

 

Qui sommes-nous ?

 

 

ESPACE SAINT-LUC

Communauté Catholique

231 Rue Saint-Pierre

13005 Marseille

Métro Timone

Tel 0952193599

Mel stluc@stluc.org

Blog : http://stluc.over-blog.com

 

Saint-Luc est une communauté catholique de laïcs du Diocèse de Marseille prête à vous accueillir.

 

Messe le samedi à 18h30.
à Saint-Luc, avec des hommes et des femmes de tout Marseille, qui désirent vivre leur foi de façon responsable et fraternelle.

Nous sommes...
   

Une Église de la coresponsabilité
Des laïcs entièrement responsables de la vie de la communauté.
Coresponsabilité avec le prêtre accompagnateur.
Chacun est invité à agir selon ses capacités et ses disponibilités.

 

Une Église de libre expression
À l'Eucharistie, selon les semaines, partage d'Évangile, méditation par un laïc, libres intentions de prières, partage de vie : chacun peut exprimer ce que la parole de Dieu lui inspire.
Au P'tit déj’, un dimanche par mois, autour d'un café, libres échanges sur des sujets choisis par les participants.

 

Une Église du partage et de la rencontre
Un Plat de pâtes, un vendredi par mois, pour échanger avec un invité sur ses engagements.
Les Vendredi de Saint-Luc : une fois par mois, conférence-débat sur des sujets d'Église et de société.
À la rencontre de la Bible, un temps pour avancer ensemble dans la connaissance de la parole de Dieu.

 

Une Église solidaire et servante
Une caisse de solidarité.
Des groupes de visite aux malades et aux isolés.
Une invitation à participer aux activités de l'ACAT, du CCFD, d'ATD Quart-Monde, d'Artisans du Monde, du Mouvement de la Paix, etc.

 

Communauté Saint-Luc
Mocambi
(Responsable de Communauté)

Jean Guyon
Prêtre accompagnateur
Michel JOGUET, sj

o O o

Documents téléchargeables
- Statuts de St-Luc
- Charte de St-Luc
- Notre pratique de la Charte au Quotidien